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Prises de position du Centre Valais romand

19 mai 2026

Votations fédérales du 14 juin 2026

Premier objet : Initiative populaire « Pas de Suisse à 10 millions ! » (initiative pour la durabilité)

De quoi parle-t-on ?

L’initiative en bref

Derrière ce slogan se cache une initiative dangereuse pour notre pays, nos emplois et notre prospérité. L’initiative du chaos n’apporte aucune solution aux problèmes qu’elle prétend régler. Au contraire, elle empirerait la situation.

L’UDC a déposé cette initiative qui vise à plafonner la population résidente permanente de la Suisse à 10 millions d’habitants avant 2050. Dès que le seuil de 9,5 millions d’habitants serait atteint, des mesures obligatoires devraient être prises dans les domaines de l’asile et du regroupement familial. Le Conseil fédéral devrait renégocier les accords internationaux favorisant la croissance démographique. Si le seuil des 10 millions était dépassé pendant deux ans, l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’Union européenne devrait être automatiquement dénoncé.

NON à l’initiative «Pas de Suisse à 10 millions!»

Cette initiative impose un carcan démographique rigide qui limiterait dangereusement la marge de manœuvre de notre pays face aux défis futurs. En fixant un plafond de population arbitraire, elle met en péril notre relation privilégiée avec l’Union européenne, notre principal partenaire commercial. La dénonciation automatique de l’accord sur la libre circulation des personnes aurait des conséquences dramatiques pour notre économie et aggraverait la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans des secteurs essentiels comme la santé, les soins et la construction.

Un cadre trop rigide qui hypothèque notre avenir

L’initiative veut inscrire une limite fixe dans la Constitution sans aucune flexibilité. Plutôt que de permettre des solutions adaptées aux évolutions économiques, sociales ou géopolitiques, l’acceptation de l’initiative restreindrait fortement la marge de manœuvre politique. Les générations futures seraient prisonnières de décisions prises aujourd’hui, sans possibilité d’adaptation face aux circonstances changeantes.

Menace directe sur notre économie et nos emplois

L’initiative met en péril la voie bilatérale de la Suisse sans proposer d’alternative. Dans un contexte mondial incertain, il est indispensable pour la Suisse d’entretenir des relations stables avec son principal partenaire commercial. De plus, une dénonciation de l’accord sur la libre circulation des personnes aurait probablement des conséquences négatives sur d’autres accords, tels que Schengen/Dublin, entraînant des répercussions économiques et sur la sécurité intérieure.

La Suisse dépend dans de nombreux secteurs de la main-d’œuvre étrangère, notamment dans la santé, les soins, la restauration, l’agriculture ou la construction. Si l’accord sur la libre circulation des personnes disparaît, il deviendra encore plus difficile pour les entreprises de trouver du personnel qualifié.

Aucune souplesse en cas de crise

L’initiative populaire ne prévoit aucune exception flexible pour faire face à des crises internationales extraordinaires. Une limite de population rigide pourrait empêcher la Suisse de remplir ses obligations humanitaires et ses responsabilités internationales. Cette approche idéologique se fait au détriment du pragmatisme qui a toujours fait la force de notre pays.

Fausses solutions à de vrais problèmes

L’initiative prétend résoudre les problèmes d’infrastructures saturées, de mitage du territoire et de cohésion sociale. En réalité, elle créerait de nouveaux problèmes sans garantir les résultats escomptés. En particulier, elle n’adresse pas le défi démographique lié au déclin de natalité et elle mettrait en péril la voie bilatérale sans proposer d’alternative crédible pour notre pays.

➡️ Du côté du parlement :

➡️ Mot d’ordre du Centre Suisse à une large majorité : NON

➡️ Mot d’ordre du Conseil de parti du Centre Valais romand : NON à une large majorité

Pour en savoir plus

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Deuxième objet : Modification de la loi fédérale sur le service civil

De quoi parle-t-on ?

L’initiative en bref

Le Parlement a adopté le 26 septembre 2025 une modification de la loi sur le service civil. Une alliance menée par les Jeunes Vert-e-s a lancé un référendum contre cette révision et a réuni les signatures nécessaires.

La modification adoptée vise à renforcer les effectifs de l’armée dans un contexte sécuritaire dégradé. Pour ce faire, il s’agit de réduire les passages du service militaire au service civil de personnes ayant déjà suivi une formation militaire spécialisée ou une formation de cadre. Parallèlement, la révision entend limiter les admissions au service civil motivées principalement par d’autres raisons que de véritables conflits de conscience.

 Six mesures doivent permettre de rétablir l’équilibre entre les différentes formes de service : un minimum de 150 jours de service civil, l’application du facteur 1,5 aux jours de service également pour les cadres militaires, l’exclusion des affectations nécessitant des études en médecine humaine, dentaire ou vétérinaire, aucune admission au service civil avec 0 jour de service restant, une obligation annuelle d’effectuer une affectation dès l’admission, et l’obligation d’accomplir une affectation plus longue durant l’année suivant l’admission.

OUI à la modification de la loi sur le service civil

Dans un contexte sécuritaire européen fortement dégradé, la Suisse doit pouvoir compter sur une armée aux effectifs fiables. Cette modification vise à réduire les passages tardifs au service civil de personnes ayant déjà bénéficié de formations militaires coûteuses, sans remettre en question le droit au service civil pour celles et ceux confrontés à un véritable conflit de conscience.

Garantir notre capacité de défense

La situation sécuritaire en Europe s’est nettement détériorée, tandis que les crises et catastrophes naturelles se multiplient. La Suisse a donc besoin d’une armée rapidement mobilisable. Aujourd’hui, elle perd chaque année plus de deux mille soldats bien formés, spécialistes et cadres en raison de passages tardifs au service civil. Cet affaiblissement réduit sa capacité d’intervention et augmente les risques en période d’incertitude. La révision vise à enrayer cette tendance et à renforcer la sécurité du pays.

Protéger les investissements dans la formation militaire

Les départs vers le service civil après une formation militaire avancée ou l’exercice d’une fonction de cadre posent un réel problème. L’armée investit d’importantes ressources dans ces formations. Des changements tardifs entraînent des pertes d’efficacité et compliquent la planification à long terme. La révision vise donc à maintenir ces spécialistes au sein de l’armée.

Rétablir l’équilibre du système

Le service civil est une exception constitutionnelle destinée aux personnes ayant un réel conflit de conscience, et non une alternative librement choisie au service militaire. Depuis la suppression de l’examen de conscience en 2009, les admissions ont fortement augmenté, passant de 1’632 en 2008 à 6’799 en 2024. Cette évolution a créé un déséquilibre structurel. Les six mesures proposées introduisent des règles claires afin de rétablir la cohérence du système.

Une réforme proportionnée

Le projet ne supprime pas le service civil et ne restreint aucun droit constitutionnel. Les personnes confrontées à un véritable conflit de conscience continueront d’y avoir accès. Les mesures prévues sont ciblées, proportionnées et visent surtout à limiter les changements tactiques entre armée et service civil, tout en renforçant la capacité de défense du pays.

➡️ Du côté du parlement :

➡️ Mot d’ordre du Centre Suisse: OUI à une large majorité (219 voix contre 10 et 9 abstentions)

➡️ Mot d’ordre du Centre Valais romand: OUI à une large majorité

Pour en savoir plus